Indicateur 31 Qualiopi : comment mettre en place une procédure de réclamations conforme dans votre organisme de formation

La gestion des réclamations est l’un des points de contrôle les plus redoutés lors d’un audit Qualiopi. L’indicateur 31 du critère 7 du Référentiel National Qualité est catégorique : tout manquement, même partiel, déclenche automatiquement une non-conformité majeure. Pas de niveau intermédiaire, pas de non-conformité mineure possible. Votre certification est bloquée jusqu’à ce que les preuves manquantes soient apportées.

La majorité des organismes de formation ne ratent pas cet indicateur parce qu’ils ignorent les réclamations. Ils le ratent parce qu’ils ne les documentent pas. Pas de registre consultable, pas d’accusé de réception conservé, pas de trace du circuit de traitement. L’auditeur n’a rien à examiner, et la non-conformité s’impose d’elle-même.

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Ce guide détaille précisément ce que couvre l’indicateur 31 selon le guide de lecture V9 du RNQ, ce que l’auditeur vérifie le jour J, comment structurer votre procédure, et comment Fresh Management centralise cette traçabilité sans alourdir votre quotidien.

Ce que couvre l’indicateur 31 du critère 7 de Qualiopi

L’indicateur 31 appartient au critère 7 du Référentiel National Qualité, dédié au recueil et à la prise en compte des appréciations et réclamations des parties prenantes. Il s’applique à toutes les catégories d’actions de formation sans exception : actions de formation, bilans de compétences, VAE et apprentissage. Il fait partie des 22 indicateurs communs à tous les prestataires.

Son énoncé officiel dans le RNQ : “Le prestataire met en œuvre des modalités de traitement des difficultés rencontrées par les parties prenantes, des réclamations exprimées par ces dernières, des aléas survenus en cours de prestation.”

Le guide de lecture V9 précise que le niveau attendu est atteint lorsque l’organisme met en place des modalités permettant d’identifier, d’analyser et de traiter ces trois situations distinctes.

Les réclamations sont des demandes écrites par lesquelles une partie prenante fait valoir un droit ou réclame une chose due. Le guide de lecture est explicite : la réclamation doit être recueillie par écrit. Un appel téléphonique non consigné, une remarque orale en fin de session ou un message vocal ne constituent pas une réclamation recevable. Seul un écrit, formulaire en ligne, e-mail, courrier postal, est valable.

Les difficultés couvrent les problèmes rencontrés par les apprenants ou commanditaires pendant la prestation : formateur absent non remplacé, support pédagogique non remis, accès à la plateforme défaillant, contenu non conforme au programme annoncé.

Les aléas désignent les situations imprévues susceptibles de perturber le déroulement normal de la prestation et nécessitant une adaptation rapide : salle indisponible, panne technique, annulation météo, problème de transport.

Ces trois catégories doivent chacune faire l’objet de modalités de traitement documentées et d’un suivi tracé.

Pourquoi l’indicateur 31 ne tolère aucune non-conformité mineure

Depuis l’arrêté du 31 mai 2023, l’indicateur 31 figure dans la liste des indicateurs ne pouvant donner lieu qu’à des non-conformités majeures, quel que soit l’écart constaté. Ce point est confirmé par la FAQ officielle du Ministère du Travail et par le guide de lecture V9.

Concrètement, deux situations déclenchent la non-conformité majeure.

Première situation : votre organisme ne dispose d’aucune modalité formalisée pour recueillir et traiter les réclamations. Aucune procédure écrite, aucun canal identifié, aucune information communiquée aux parties prenantes.

Deuxième situation : votre organisme est dans l’incapacité de présenter des preuves de traitement lors de l’audit. L’auditeur demande à consulter des exemples concrets de réclamations ou difficultés traitées sur la période. Si votre registre est vide ou inexistant, la non-conformité s’impose même si vous traitez les situations en pratique.

Une fois la non-conformité majeure déclarée, vous disposez de trois mois pour apporter les preuves nécessaires à votre organisme certificateur. Tant que la non-conformité n’est pas levée, la certification ne peut être délivrée ou maintenue. Comprendre la mécanique d’un audit dans sa globalité vous aidera à anticiper ces vérifications, notre article sur une journée type d’audit Qualiopi vous donne une vue complète du déroulement.

Les éléments de preuve attendus par l’auditeur selon le guide V9

Le guide de lecture V9 liste les exemples de preuves que l’auditeur peut demander pour l’indicateur 31. Ces exemples ne sont pas exhaustifs mais constituent la base de ce qu’il faut préparer.

La description et la mise en œuvre des modalités de traitement. Vous devez disposer d’un document décrivant votre procédure : comment les réclamations sont reçues, par quel canal, par qui elles sont traitées, dans quel délai. Ce document doit être réel et appliqué, pas une simple déclaration d’intention.

Les accusés de réception des réclamations. Pour chaque réclamation reçue, un accusé de réception écrit et daté doit avoir été envoyé au réclamant. C’est la preuve que la réclamation a bien été prise en compte formellement.

Les réponses apportées aux réclamants. L’auditeur vérifie que chaque réclamation a reçu une réponse au fond, dans le délai que vous vous êtes vous-même fixé. Cette réponse doit être conservée et traçable.

Un registre ou tableau de suivi. C’est le document central. Il recense chaque réclamation avec sa date de réception, sa nature, la partie prenante concernée, les actions menées, le délai de traitement et la date de clôture. Ce registre doit être consultable en moins de deux minutes lors de l’audit.

Les éléments de traçabilité du traitement des difficultés et aléas. Les difficultés et aléas survenus pendant les prestations doivent également être consignés, même s’ils n’ont pas donné lieu à une réclamation formelle. La capacité à démontrer que ces situations ont été prises en compte et traitées est explicitement attendue par le guide V9.

Avec Fresh Management, ces preuves se constituent sans process parallèle. Le Journal d’activité horodate automatiquement chaque action effectuée sur la plateforme. L’outil d’analyse permet un suivi en temps réel des réclamations, et est consultable en un clic. Les To-do list et Checklists structurent le circuit interne en assignant chaque étape à un responsable avec une échéance. Le Chat et messagerie conserve les échanges internes liés à chaque dossier. L’Accompagnement Qualiopi relie directement ces éléments aux indicateurs du référentiel.

Construire votre procédure de réclamations en pratique

Une procédure conforme à l’indicateur 31 repose sur cinq composantes que l’auditeur contrôle systématiquement.

Un canal de réception accessible et connu des parties prenantes. Vos apprenants, commanditaires et partenaires doivent savoir comment soumettre une réclamation avant le début de la formation. Ce canal, formulaire en ligne, adresse e-mail dédiée, espace dans votre extranet apprenant, doit être mentionné dans votre règlement intérieur, votre livret d’accueil ou votre programme remis aux participants.

Un responsable désigné. Votre procédure doit nommer un référent chargé de coordonner le traitement des réclamations. Dans une petite structure, c’est souvent le dirigeant. Dans une structure plus grande, c’est le responsable qualité. Ce référent doit être joignable par les parties prenantes.

Des délais de traitement définis et affichés. Votre procédure doit préciser le délai dans lequel vous vous engagez à accuser réception et à répondre au fond. La majorité des organismes retiennent 5 à 10 jours ouvrés pour l’accusé de réception et 30 jours pour la réponse au fond. Ces délais doivent figurer dans votre procédure et être effectivement respectés.

Un registre centralisé et à jour. Chaque entrée doit contenir au minimum : la date de réception, la catégorie (réclamation, difficulté ou aléa), le contenu synthétique, la partie prenante concernée, le responsable du traitement, la réponse apportée, la date de clôture et les actions correctives éventuelles.

Le lien avec l’amélioration continue. Les réclamations traitées doivent alimenter votre analyse des axes d’amélioration. C’est le lien direct avec les indicateurs 32 et 33 du critère 7. Notre guide sur le plan d’action pour optimiser sa gestion administrative Qualiopi détaille comment structurer cette boucle.

Ce que l’auditeur vérifie concrètement le jour de l’audit

L’auditeur consacre en moyenne 20 à 30 minutes à l’indicateur 31. Sa séquence de vérification est prévisible.

Il commence par demander comment les parties prenantes soumettent une réclamation et vérifie que ce canal est mentionné dans vos documents d’accueil. Un canal qui existe en interne mais que vos apprenants ne connaissent pas ne satisfait pas l’indicateur.

Il demande ensuite à consulter votre registre. Il parcourt deux à trois entrées et vérifie la présence de l’accusé de réception daté, de la réponse au fond et du respect de vos propres délais.

Il contrôle enfin que les réclamations traitées ont alimenté une réflexion sur l’amélioration continue. Une réclamation récurrente non suivie d’une action corrective documentée fragilise simultanément l’indicateur 31 et les indicateurs 32 et 33.

Si votre registre est vide parce que vous n’avez reçu aucune réclamation sur la période, rédigez une mention datée explicitant cette absence et confirmant que le canal reste actif et accessible. Cette mention vaut mieux qu’un registre absent.

Les erreurs qui déclenchent la non-conformité

Plusieurs situations récurrentes conduisent les organismes à la non-conformité sur l’indicateur 31. Notre article sur les 10 indicateurs Qualiopi les plus mal compris revient sur ce type d’écueils de lecture du référentiel.

Confondre questionnaire de satisfaction et procédure de réclamations. Les deux relèvent d’indicateurs distincts dans le critère 7. Le questionnaire de satisfaction répond à l’indicateur 30. La procédure de réclamations répond à l’indicateur 31. Un seul outil ne peut pas couvrir les deux.

Ne pas communiquer le canal aux apprenants. Une procédure interne non mentionnée dans vos documents d’accueil ne satisfait pas l’indicateur. L’auditeur vérifie que les parties prenantes connaissent concrètement l’existence du dispositif.

Traiter oralement sans consigner. Une réclamation verbale résolue le jour même sans trace écrite n’existe pas aux yeux du guide de lecture. Tout traitement doit laisser une trace datée et consultable.

Ne pas désigner de responsable. L’absence d’un référent clairement nommé est notée comme une faiblesse de gouvernance, même dans une structure de deux personnes.

Traiter sans connecter à l’amélioration continue. Une réclamation traitée et classée sans capitalisation documentée ne remplit l’indicateur 31 qu’à moitié selon les attentes du guide V9.

Checklist : êtes-vous prêt pour l’indicateur 31 ?

Avant votre prochain audit, vérifiez chacun de ces sept points.

Votre canal de réception des réclamations est identifié et mentionné dans vos documents d’accueil. Un responsable du traitement est désigné et connu des parties prenantes. Votre procédure précise des délais d’accusé de réception et de réponse au fond. Chaque réclamation reçue fait l’objet d’un accusé de réception écrit et daté. Votre registre est à jour, complet et consultable en moins de deux minutes. Les difficultés et aléas survenus pendant les prestations sont également consignés. Les réclamations traitées alimentent votre démarche d’amélioration continue documentée.

Sept points. L’indicateur 31 ne laisse aucune place à l’improvisation le jour de l’audit.

Fresh Management centralise ces éléments dans une interface unique, avec la traçabilité automatique que l’auditeur cherche. Découvrez comment notre solution vous prépare à chaque indicateur du référentiel Qualiopi.

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FAQ

Qu’est-ce qu’une réclamation au sens de Qualiopi ?

Selon le guide de lecture du Référentiel National Qualité, une réclamation est une action visant à faire respecter un droit ou à demander une chose due, recueillie obligatoirement par écrit. Elle se distingue d’une remarque orale ou d’une note de satisfaction. Seul un écrit, formulaire, e-mail, courrier, constitue une réclamation recevable au sens de l’indicateur 31.

Une non-conformité sur 31 bloque-t-elle vraiment la certification Qualiopi ?

Oui, sans exception. 31 ne peut faire l’objet que d’une non-conformité majeure. Un manquement partiel, absence de registre, absence de procédure communiquée aux apprenants ou absence de preuves de traitement, suffit à bloquer la certification ou son renouvellement. Vous disposez ensuite de 3 mois pour lever la non-conformité en fournissant les preuves manquantes à votre organisme certificateur.

Doit-on avoir un logiciel spécifique pour gérer les réclamations Qualiopi ?

Non. L’auditeur vérifie l’existence d’un canal de réception connu, d’un registre structuré et de preuves de traitement datées, pas le support utilisé. Un tableau bien tenu peut suffire. Un logiciel de gestion comme Fresh Management centralise ces preuves automatiquement via le Journal d’activité et les Documents personnalisés, ce qui réduit le risque d’oubli le jour de l’audit.

Que faire si on n’a reçu aucune réclamation sur la période auditée ?

Ne laissez pas votre registre vide. Rédigez une mention explicite du type : “Aucune réclamation reçue sur la période du [date] au [date]. Le canal de réception reste actif et accessible aux parties prenantes via [support].” Cette mention datée et signée du responsable démontre à l’auditeur que le dispositif existe et fonctionne.

Quelle différence entre réclamation, difficulté et aléa dans Qualiopi ?

L’indicateur 31 couvre trois situations. Une réclamation est une demande écrite d’un droit ou d’une chose due. Une difficulté est un problème récurrent durant la prestation, support non remis, formateur absent. Un aléa est un imprévu extérieur survenu en cours de formation, panne technique, salle indisponible. Les trois doivent être documentés dans votre registre, idéalement dans des colonnes ou sections distinctes.

Comment informer les apprenants de l’existence de la procédure ?

La procédure doit être mentionnée dans au moins un document remis avant ou au début de la formation : règlement intérieur, livret d’accueil, programme ou espace extranet. L’auditeur peut demander à voir ce document. Une procédure existante mais non communiquée aux parties prenantes ne satisfait pas l’indicateur.

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