Organismes certificateurs Qualiopi : la liste et comment vérifier une accréditation
Seuls les organismes accrédités par le Comité français d’accréditation peuvent délivrer la certification Qualiopi. À la mise à jour du 3 décembre 2025, le ministère du Travail en recense 38, auxquels s’ajoutent 8 instances de labellisation reconnues par France Compétences.
Cette liste bouge. Une accréditation peut être modifiée, suspendue ou retirée, et un certificat délivré par un organisme non accrédité n’a aucune valeur au regard des financeurs. Vérifier avant de signer prend deux minutes et évite de devoir tout recommencer.
Les organismes certificateurs accrédités
Voici les organismes recoupés sur plusieurs sources sectorielles, par ordre alphabétique. Cette liste n’est pas exhaustive : la référence reste celle publiée par le ministère du Travail, dont le lien figure en fin d’article.
AB Certification, ActivCert, Afnor Certification, Apave Certification, ATALIA Certification, BCS Certification, Bureau de Certification international France, Bureau Veritas Certification, Certifopac, Certi.Kôntrol, CertUp Maïeutika, Cidées Certification, Dauge Fideliance, DEKRA Certification, Global Certification, I.Cert, ICPF & PSI, ISQ, Label Qualité Système, LRQA France, Polycert, Proneo Certification, QOANIX, Qualianor Certification, Qualibat, Qualipro Certification, Qualitia Certification, SGS ICS, Socotec Certification, Sphinx Certification, We-cert.
S’y ajoutent les instances de labellisation reconnues par France Compétences, qui délivrent Qualiopi dans leur périmètre propre : le ministère de l’Éducation nationale, France Éducation International, la Fédération nationale des CIBC ou le réseau des Écoles de la deuxième chance en font partie.
Vérifier une accréditation en deux minutes
Un organisme certificateur accrédité porte un numéro d’accréditation de la forme 5-XXXX, délivré au titre de la norme NF EN ISO/IEC 17065. Ce numéro doit figurer sur ses documents commerciaux et sur son certificat.
Deux vérifications suffisent. Saisissez le numéro dans le registre des accrédités publié sur le site du COFRAC, qui indique la portée exacte de l’accréditation et sa validité. Puis contrôlez que cette portée couvre bien votre catégorie d’action : un certificateur accrédité pour les actions de formation ne l’est pas nécessairement pour l’apprentissage, le bilan de compétences ou la VAE.
C’est le point le plus souvent négligé, et celui qui coûte le plus cher : un certificat délivré hors portée ne vous ouvre pas les financements correspondants.
Une troisième vérification s’impose si votre organisme est déjà certifié et envisage d’élargir son activité. L’ajout d’une catégorie d’action, par exemple l’apprentissage à côté de la formation, ne se fait pas par simple déclaration : il suppose un audit d’extension, et suppose au préalable que votre certificateur soit accrédité sur cette catégorie. Vérifier ce point avant d’engager un projet d’apprentissage évite de devoir changer de certificateur en cours de route.
Comment choisir
Tous les certificateurs accrédités appliquent le même référentiel et les mêmes règles de gradation des non-conformités. Le choix ne porte donc pas sur la sévérité de l’audit, contrairement à une idée répandue, mais sur quatre critères pratiques.
La portée d’accréditation. Elle doit couvrir toutes les catégories d’action que vous exercez. Un organisme qui fait de la formation et de l’apprentissage a besoin des deux.
Le délai de planification. Les capacités d’audit varient fortement d’un certificateur à l’autre et selon les périodes. Quatre à huit semaines sont courantes, davantage en fin d’année. Ce délai devient déterminant à l’approche d’une échéance de surveillance.
La couverture géographique et la pratique du distanciel. Un organisme multi-sites gagne à choisir un certificateur capable d’auditer plusieurs implantations sans multiplier les déplacements.
Le coût complet. Le tarif affiché ne recouvre pas toujours les frais de déplacement, les audits complémentaires en cas de non-conformité majeure, ni les sites additionnels. Demandez un devis détaillé plutôt qu’un prix.
Changer de certificateur
Le transfert est possible en cours de cycle. Le nouveau certificateur reprend votre certificat existant jusqu’à son échéance, sans repartir d’un audit initial, à condition que la certification soit en cours de validité et sans non-conformité majeure ouverte.
Trois précautions. Anticipez plusieurs semaines, le transfert supposant un échange de dossier entre les deux organismes. Vérifiez la portée d’accréditation du nouveau certificateur avant d’engager la démarche. Et signalez le changement à vos financeurs, en particulier sur EDOF, où le certificat est rattaché à votre numéro de déclaration d’activité.
Ce que le référentiel révisé change
Le décret n° 2026-728 du 1er août 2026 modifie l’annexe de l’article R. 6316-1 du code du travail à compter du 1er novembre 2026. Douze indicateurs sont modifiés sur le fond, et un indicateur supplémentaire s’applique aux actions de formation par apprentissage.
Une règle simple s’applique : c’est le référentiel en vigueur à la date de l’audit qui fait foi. Un audit réalisé jusqu’au 31 octobre inclus reste conduit au regard du référentiel de 2019. Un certificat en cours demeure valide jusqu’à son échéance. Le détail figure dans notre article sur le nouveau référentiel Qualiopi.
Cette date influence le calendrier de planification. Un audit positionné fin octobre plutôt que début novembre n’obéit pas aux mêmes exigences, ce qui mérite d’être évoqué avec votre certificateur au moment de fixer la date.
Ce que le certificateur va regarder
L’audit porte sur des preuves, pas sur des intentions. Chaque indicateur applicable appelle des éléments matériels, produits dans le cours de votre activité et non reconstitués la veille.
Les non-conformités se répartissent en deux niveaux. Une non-conformité mineure n’empêche pas la certification et se lève sous six mois. Une non-conformité majeure bloque la délivrance ou suspend le certificat, et se lève sous trois mois à compter de la notification du rapport. Une mineure non levée à l’audit suivant est requalifiée en majeure. Notre article sur le plan d’action après une non-conformité détaille la procédure.
L’audit de surveillance intervient entre le 14e et le 22e mois suivant l’obtention de la certification, ni avant ni après. Compte tenu des délais de planification, la prise de rendez-vous se prépare plusieurs mois à l’avance. Notre page sur l’audit de surveillance traite ce point.
Trois erreurs fréquentes au moment de choisir
Choisir sur le seul prix affiché. Un écart de quelques centaines d’euros entre deux devis se rattrape vite si le premier certificateur facture séparément le déplacement, les sites additionnels ou l’audit complémentaire consécutif à une non-conformité majeure. La comparaison ne vaut qu’à périmètre identique.
Attendre le dernier moment. Les capacités d’audit sont contraintes, et la fenêtre de surveillance ne se rattrape pas. Un organisme qui contacte son certificateur au 20e mois se trouve souvent devant un créneau au-delà du 22e, ce qui suspend le certificat.
Confondre habilitation et certification. Un organisme qui dispense des formations du réseau prévention, du type SST, doit détenir à la fois son habilitation par l’INRS et l’Assurance Maladie Risques professionnels, gérée sur FORPREV, et sa certification Qualiopi s’il accède à des financements. Ce sont deux démarches distinctes, auprès d’interlocuteurs distincts, avec deux calendriers indépendants. Notre page sur FORPREV détaille la première.
Arriver en audit avec un dossier constitué
La difficulté d’un audit Qualiopi tient rarement à la compréhension du référentiel. Elle tient à la disponibilité des preuves le jour venu : retrouver les émargements d’une session de l’an dernier, les questionnaires de satisfaction d’un groupe, la trace d’une action correctrice décidée en réunion.
Fresh Management organise ces éléments par indicateur au fil de votre activité, à mesure que les sessions se déroulent. Vous préparez un audit en consultant un dossier plutôt qu’en le reconstituant. La décision de certification appartient à votre certificateur, et le référentiel porte sur vos pratiques autant que sur vos preuves : aucun logiciel ne peut la garantir, mais arriver avec un dossier complet change la conversation.
La liste officielle et à jour des organismes certificateurs et des instances de labellisation est publiée par le ministère du Travail. Les portées d’accréditation sont consultables sur le site du COFRAC.
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Questions fréquentes
Combien y a-t-il d’organismes certificateurs Qualiopi ?
38 organismes accrédités par le COFRAC selon la liste du ministère du Travail mise à jour au 3 décembre 2025, auxquels s’ajoutent 8 instances de labellisation reconnues par France Compétences. Ce nombre évolue, une accréditation pouvant être modifiée, suspendue ou retirée.
Comment vérifier qu’un certificateur est bien accrédité ?
Par son numéro d’accréditation, de la forme 5-XXXX, à saisir dans le registre des accrédités publié sur le site du COFRAC. Le registre indique la portée exacte de l’accréditation, qui doit couvrir votre catégorie d’action.
Tous les certificateurs sont-ils accrédités pour toutes les catégories d’action ?
Non. Un certificateur accrédité pour les actions de formation ne l’est pas nécessairement pour l’apprentissage, le bilan de compétences ou la VAE. Un certificat délivré hors portée n’ouvre pas les financements correspondants.
Les certificateurs sont-ils plus ou moins sévères ?
Ils appliquent le même référentiel et les mêmes règles de gradation des non-conformités, sous la surveillance du COFRAC. Les différences portent sur les délais de planification, la couverture géographique, la pratique du distanciel et la structure tarifaire.
Peut-on changer de certificateur en cours de cycle ?
Oui. Le nouveau certificateur reprend le certificat existant jusqu’à son échéance, sans audit initial, dès lors que la certification est valide et sans non-conformité majeure ouverte. Prévoyez plusieurs semaines et signalez le changement à vos financeurs.
Le COFRAC délivre-t-il la certification Qualiopi ?
Non. Il accrédite les organismes certificateurs et contrôle leur travail, y compris par des visites sur site chez les organismes certifiés. La décision de certification appartient au certificateur.
Que se passe-t-il si mon certificateur perd son accréditation ?
Les certificats délivrés avant le retrait restent en principe valides jusqu’à leur échéance, mais le suivi doit être repris par un autre organisme accrédité. C’est une raison de vérifier régulièrement le registre du COFRAC plutôt qu’une seule fois à la signature.
Quel référentiel s’applique à mon prochain audit ?
Celui en vigueur à la date de réalisation de l’audit. Jusqu’au 31 octobre 2026 inclus, le référentiel de 2019. À compter du 1er novembre 2026, la version issue du décret n° 2026-728 du 1er août 2026.
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